Dans notre nouvelle rubrique "Respectons nos grands brûlés", voici une pépite.

Notre excellentissime acteur Roger Hanin, encore à cette époque "beauf" de François Mitterrand, déclarait ceci en pleine campagne présidentielle de 1995 au micro de la radio française RTL :

"Je défends Robert Hue parce que je pense que les grandes idées qu'il propose sont des choses belles et nobles qui vont dans le sens de la justice et du partage, de la vraie fraternité. Je pense que, dans le paysage politique français, il faut que le Parti communiste ne soit plus à 7 ou 8%, mais 10, 12 ou 15%. Sinon, la gauche n'existera pas.
Un parti socialiste qui s'autoproclame "social-démocrate", moi, je n'ai rien contre-je préfère vivre dans une société "social-démocrate" que dans une société de droite dure-, mais je ne vais pas descendre dans la rue pour défendre la "social-démocratie" ! (…)
Moi, je veux défendre un parti de gauche qui soit, comme l'a dit Robert Hue qui est un type magnifique, un parti des pauvres, un parti de la révolte(…).
C'est un mot magnifique, la révolte. On est révolté devant la Bosnie, devant le Rwanda, révolté par la disparité de la manière de vivre des uns et des autres dans un même pays.
Ce n'est pas un gros mot, la révolte !
Mais le seul qui le prononce, c'est Robert Hue."

Lors de la campagne présidentielle française de 2007, revirement de conviction politique ! Il vote pour le candidat de droite et président actuel.

Disant de lui, et à qui veut l'entendre, qu'il est de gauche ; tout en démontant sa rivale de gauche en disant lors d'une émission tv -je cite- "qu'elle n'a pas assez de couilles".
Merci, respectueuse et respectée sommité des téléfilms.

180° d'un coup ! Mais on fait comment pour être si souple à cet âge ?

Une fois de plus, TF1 rend les gens vraiment bizarres.
Quoique pour notre homme, on n'avait pas beaucoup à le pousser.

Je scanne le document original (il existe aussi sur papier) et je le mets bientôt en ligne.